Réflexion

Installations, 2014 – 2023

Réflexion est un ensemble d’installations in-situ.
Dans ce principe d’installation, afin de lire, il faut alors s’approcher et se pencher sur le miroir ou la surface miroitante pour comprendre. Le déplacement du corps est essentiel à l’installation mais aussi à sa compréhension.
En effet, les mots inscrits ne sont pas lisibles du premier regard, ils sont doublements retournés.

Ce cryptage invite donc à tenter de décoder dans un premier temps puis de s’en remettre à l’outil mis à disposition pour lire.
Dans un troisième temps, nous sommes alors tentés d’interpréter ces mots selon le lieu où nous sommes, notre état d’esprit à ce moment précis.

Les matériaux utilisés pour le protocole sont simples : De quoi écrire temporairement sur un mur et quelque chose qui nous permettent de lire.
Finalement c’est l’installation et surtout les potentiels lectures qui activent l’oeuvre.

Les phrases ou morceaux de textes sont choisis pour leur potentielle évocation divinatoire. Il peut s’agir de romans, de théâtre, de poésie voir de textes de lois.

Dans le contexte du livre d’où ils viennent, ces mots sont attachés à un personnage, une action et un contexte. Les en extraire leur donne une nouvelle souveraineté de sens. Je les invite à des contextes d’expositions qui appellent à la reflexivité.

Ursula, 2019, graphite et miroirs cassés, dimensions variables, détail de l’installation
Exposition Que mon corps ne gâche plus le paysage, Galerie W, Pantin
Ni peur ni espoir, 2017, graphite et miroir, dimensions variables, vue de l’exposition
Exposition Coktail, commissariat Sous Les Tropiques, La Vallée, Saint-Gilles, Belgique
Ni peur ni espoir, 2017, graphite et miroir, dimensions variables, détail de l’installation
Exposition Coktail, commisariat Sous Les Tropiques, La Vallée, Saint-Gilles, Belgique

Dans ce recoin de l’ancien entrepôt de l’espace d’exposition La Vallée (Saint-Gilles, Belgique) pour l’exposition Cocktail (2017), j’inscris une phrase à l’envers issue du livre Le diable l’emporte de Barjavel.

C’est un espace rebut, à l’allure de grotte, qui ne semble pas faire partie de l’exposition.
J’y convoque un extrait de Barjavel qui annonce sa vision quelque peu défaitiste d’un futur vivre-ensemble hypothétique.

Electre, 2017, peinture et miroir, dimensions variables, vue de l’exposition
Exposition Persona, l’Amour, Bagnolet
Code Ur-Nammu, 2016, graphite et eau dimensions variables, vue de l’exposition
Exposition Combo, Galerie Alain Lebras, Nantes
Extrait code Ur-Nammu, 2016, graphite et eau dimensions variables, vue de l’exposition
Exposition Combo, Galerie Alain Lebras, Nantes