(sans-titre)
7 Céramiques, tailles variables, 2026

Des formes blanches, comme un mouvement arrêté, suspendues entre présence et disparition.
Ces pièces en céramique prennent la forme de mues, de fragments ou de présences sans corps. Elles semblent avoir conservé l’empreinte de quelque chose qui n’est plus là. Leur fragilité renvoie à ce qui persiste après la disparition : une peau, une enveloppe, un vestige.
La blancheur des pièces les rapproche d’objets-reliques, mais elles ne commémorent rien de précis hormis une métamorphose potentielle et documentée.
Je les pense comme des « mues de moi-même », des formes intermédiaires entre le corps et son absence. La céramique, qui transforme et fixe la matière par le feu, vient paradoxalement conserver et figer ce qui semble sur le point de se défaire.
Ces formes fantômes évoquent ainsi différents états de survivance : ce qui reste, ce qui se transforme, ce qui disparaît sans complètement s’effacer.








